Historique des confréries

Un point d'histoire

La confrérie est une réunion d'individus unis par un lien quelconque.

Ce vocable semble apparaître au XIII ème siècle avec la Confrérie blanche, association fondée en 1210 contre les albigeois par Foulques, Evêque de toulouse et Simon de Montfort, et la confrérie noire, association formée par Raymond VI Comte de Toulouse, pour sa défence.

Au Moyen-Age, il est difficile de distinguer confrérie et corporation, religion et profession étant alors associées ou confondues.

Les apprentis et les ouvriers étaient souvent admis avec les maîtres, mais dans bien des cas, ils formaient des confréries dictinctes.

Ces associations organisaient les cérémonies religieuses-fêtes patronales-les confréries ayant des saints patrons, saint Vincent pour les vignerons par exemple.

Elles assuraient l'assistance entre les travailleurs, s'occupaient des pauvres et géraient les finances de la communauté.

Placés en marge de l'Eglise mais aussi de l'Etat.

Mal vues par l'autorité laïque qui s'inquiétait de leur indépendance et leur reprochait leur turbulence.

Mal vue, aussi, par l'autorité ecclésiastique qui n'avait pas de contrôle sur elles et craignait l'orthodoxie.

Les confréries furent dissoutes.

Mais elles se reconstituaient rapidement et c'est au XVII ème siècle que l'Eglise et la Royauté comprirent que ces foyers d'indépendances pouvaient devenir les gardiens de la religion et de l'ordre établi.

Réservées dès lors aux maîtres,elles furent reconnues et protégées par l'autorié.

la révolution les supprimera ainsi que les corporations et elles réapparaîtront au XIX ème siécle sous la Restauration.

Que sont-elles:

Depuis des années, les mêmes stéréotypes circulent à propos des confréries, dépeintes comme des assemblées de joyeux lurons défilant et festoyant sous les flachs des photographes.

Une image inconsciemment entretenue par les Confréries elles-mêmes qui ne donnent en pâture au grand public que leur côté folklorique.

Folklore, pas folklore ?

Le costume coloré est là pour attirer le regard, pour intriguer et inciter le public à s'interesser au produit qu'elles représentent.

Associations loi 1901, les confréries se sont contituées autour d'un terroir, le plus souvent autour d'un produit.

Aujourd'hui, le produit est le lien qui unit des confréres dans un cérémonial en tenue d'apparat pour célébrer leur chapitre en honneur au produit qu'il représente.

La confrérie est donc bien là pour faire la promotion générique d'un produit en vue d'un développement économique.

Elle oeuvre pour le faire connaître et reconnaître pour ses qualités gastronomiques.

Cette promotion qui s'insère dans un rituel confrérique, s'incrit en amont des démarches de la profession organisée et des producteurs.

De ce vaste mouvement associatif, les confréries se tournent résolument vers l'avenir et veulent définir leur place dans l'économie du 3 ème millénaire.